Chez Choukran, nous ne faisons pas de la cuisine marocaine « comme avant ». Nous faisons de la cuisine marocaine comme maintenant. Parce que le Maroc n'est pas figé dans le temps, et que sa gastronomie non plus.
Refuser l'image réductrice
Pendant trop longtemps, la cuisine marocaine à l'étranger s'est résumée à quelques clichés : un tajine au poulet, un couscous du vendredi, une pastilla en entrée. Comme si un pays entier — avec ses montagnes, ses côtes, ses déserts, ses villes millénaires — pouvait tenir dans trois plats.
Chez Choukran, nous refusons cette réduction. Le Maroc est une terre d'une diversité incroyable : amazighe, arabe, andalouse, africaine, méditerranéenne. Et sa cuisine reflète cette richesse. Chaque région, chaque famille, chaque saison apporte quelque chose de différent à la table.
Une identité marocaine contemporaine
Nous sommes une génération entre deux cultures, entre deux langues, entre deux rives. Nous avons grandi avec le goût de la darija dans la bouche et le rythme de Paris dans les oreilles. Cette double appartenance n'est pas une contradiction — c'est une force.
Choukran est né de cette conviction : on peut honorer la cuisine de nos mères tout en la présentant autrement. Pas mieux, pas moins bien. Autrement. Avec un langage visuel contemporain, un espace moderne inspiré de l'artisanat marocain sans tomber dans le cliché du « décor oriental ».
Raconter notre propre histoire
Trop souvent, notre cuisine a été racontée par d'autres. Interprétée, simplifiée, parfois caricaturée. Choukran, c'est la volonté de reprendre la parole. De montrer ce qu'est vraiment la gastronomie marocaine quand elle est portée par ceux qui l'ont vécue, goûtée, transmise.
C'est pour cela que nos recettes viennent de familles, pas de livres. Que notre carte évolue avec les saisons. Que chaque plat raconte une histoire — celle d'une mère, d'un souvenir, d'un territoire.
Des espaces qui nous ressemblent
Nos restaurants ne ressemblent à aucun autre restaurant marocain à Paris. Pas de clichés, pas de tapis rouges ni de lampes en cuivre à chaque coin. Nos espaces sont pensés comme des lieux de vie contemporains, où le zellige côtoie le béton, où les lignes sont épurées mais les matières riches, où l'on se sent à la fois à Casablanca et à Paris.
Parce que l'élégance marocaine, ce n'est pas le folklore. C'est la précision d'un artisan de Fès, la rigueur d'un tracé géométrique, la douceur d'un tadelakt poli à la main.
La modernité comme acte de transmission
Réinventer, chez nous, ce n'est pas trahir. C'est transmettre autrement. C'est dire à nos parents : on a reçu ce que vous nous avez donné, et on en fait quelque chose qui nous ressemble. C'est dire au monde : la cuisine marocaine est vivante, elle bouge, elle évolue, et elle n'a pas besoin d'être muséifiée pour être respectée.
Choukran, c'est un mot simple. Ça veut dire merci. Merci à celles et ceux qui ont cuisiné avant nous. Et la promesse que cette cuisine continuera à voyager, à surprendre, à rassembler — dans sa version la plus juste et la plus libre.




